AMBM, Fonds Benenati (Photographie) / Traitement numérique © Saluzzo, Cesare (d’après cliché anonyme, vers 1925)

AMBM, Fonds Benenati (Photographie) / Traitement numérique © Saluzzo, Cesare (d’après cliché anonyme, vers 1925)

Le 9 mai 1922, de retour à la vie civile, Maurice épouse Renée Dupire, fille d’Albert Dupire, comptable et ancien maréchal des logis fourrier, démobilisé à l’issue de la Grande Guerre. Le couple s’installe d’abord dans le quartier industriel des Épinettes, à Paris XVIIᵉ, avant de résider en 1923 au Bourget, à proximité de la ligne de tramway reliant l’Opéra de Paris à la banlieue nord, ainsi que de la gare de triage. Ensuite, ils habitent au Blanc-Mesnil, dans un logement de fonction situé au 5, rue du Parc, près des usines Luterma-Français, cédé par le père de Maurice, l’un des directeurs.

Renée donne naissance à quatre enfants : un fils, Émile, né dans le domicile parisien en 1922, puis les trois filles, Giselle, née auprès des grands-parents maternels à Stenay en 1924, Évelyne, née dans la résidence du Bourget en 1928, et Sylviane, née en 1934. À la Seconde Guerre mondiale, pour fuir la zone occupée, le père Maurice décide en 1940 de mettre sa famille et ses employeurs à l'abri à Moissac, en zone non occupée. C’est ici que la fille Gisèle épouse à l’âge de 18 ans, Édouard Laubies, un industriel local fils de comptable. À partir de 1942, la famille réside également dans le XVIIᵉ arrondissement de Paris, dans un appartement loué rue Saint-Ferdinand, où Maurice rédige clandestinement de faux papiers, tandis que son fils Émile s’engage dans les Forces françaises libres.

Ce portrait en plein air de la famille Dupire reflète une forme d’allégeance familiale entre le monde des affaires et celui de l’armée.  En partant de gauche : Maurice Lambot, jeune voyageur de commerce, aux côtés de Renée ; Alphonse Bailly, sous-officier de carrière dans les tirailleurs sénégalais, accompagné de Louise Henriette, la sœur cadette ; les deux frères cadets Marcel, futur employé de banque, et Raymond. Assis au premier plan, le père Albert avec la mère Louise Augustine Collignon, fille d’un aubergiste de Stenay.